Cette page vous permettra de voir des informations données par la CRA et l'ETRA  de la ligue de Bourgogne/Franche-Comté, constats d'observateurs et bien évidemment des conseils pour tous.

 

 

 

 


 

GESTION DES JOUEURS BLESSÉS

Plusieurs observateurs signalent des arrêts du jeu abusifs quand des joueurs sont blessés sans qu'une faute n'ait été commise.
 
Ces coups de sifflet, qui débouchent sur des balles à terre insignifiantes et chronophages, sont souvent évitables.

Certes des défenseurs blessés et à terre, notamment dans leur surface de réparation, doivent attirer la vigilance de l'arbitre.
 
Ils font défaut à leur équipe et sont susceptibles de couvrir des positions de hors-jeu.
 
Mais si leur équipe se trouve en possession du ballon et en situation avantageuse, elle préfèrera tenter d'en profiter et d'elle-même, ne sortira pas le ballon.

Par contre, lorsqu'un joueur se retrouve au sol, proche de ses buts, suite à un choc, et qu'il souffre visiblement, l'arbitre aura profit, même sans avoir repéré de faute, à lui accorder un coup franc.

Ainsi, il sécurisera son match. Le joueur blessé sera rassuré. Son adversaire ne sera pas sanctionné disciplinairement : soit à juste titre, soit parce que l'arbitre aura raté un geste imprudent.
 
Mais dans ce cas, au moins y aura-t- il une sanction technique. Enfin, ce coup franc, éloigné des buts adverses, n'aura guère d'incidence.

RETOUR D'UN JOUEUR REFOULE POUR UN DÉFAUT D’ÉQUIPEMENT OU D'UN BLESSE QUI SAIGNAIT

Plusieurs observateurs signalent la mise en œuvre de procédures obsolètes.
Un tel retour suppose une vérification, donc ne peut se faire que lors d'un arrêt du jeu.

Mais la vérification peut être assurée par l'arbitre assistant concerné. L'arbitre n'est pas tenu de se déplacer.

Seule son autorisation est obligatoire avant la rentrée sur le terrain, qui peut se faire depuis n'importe quel endroit des lignes de touche ou de but.

FAUTES TECHNIQUES

Lorsqu'un gardien retouche le ballon dans sa surface lors de l'exécution d'un coup de pied de but, la reprise est à refaire.
Il n'y a coup franc indirect que si le deuxième contact a eu lieu en dehors de la surface de réparation.
Si l'arbitre siffle pour s'occuper d'un blessé alors que le ballon – en jeu – se trouve dans les mains d'un gardien, il reprendra par une balle à terre, et non en faisant signe au gardien de jouer.
Enfin, après avoir signalé la mauvaise exécution d'une rentrée de touche, l'arbitre doit accorder une touche à l'équipe adverse.
La touche ne reste à la même équipe que si le ballon n'est pas entré sur le terrain.

BON USAGE DE LA COURSE A RECULONS

Plusieurs observateurs signalent un recours trop limité à ce type de course alors que le ballon est en jeu.
 
Cette désaffection est d'ailleurs couplée à un désintéressement répandu et croissant pour garder effectivement le ballon et les duels en visuel.

La course à reculons est assurément lente et un peu artificielle. Mais elle permet :

- d'adapter son déplacement à l'exigence de suivre le jeu du regard = véritable outil d'ANTICIPATION

- de fluidifier les changements de direction, lorsqu'elle est associée à des pas chassés.

Elle ne devrait donc pas être cantonnée aux seuls placements sur coup de pied de but

COMMUNICATION DE LA CRA pour les ARBITRES DE LIGUE

La CRA rappelle les obligations administratives suivantes:

- Envoyer un rapport sur tout incident dans les 48 h après le match.

- En cas d'incidents graves, envoyer une copie du rapport au représentant de la CRA à la commission de discipline et au secrétariat de la CRA.

- Répondre aux convocations de toutes les commissions, et, dans le cas où la présence physique ne peut être assurée, se rendre disponible par visioconférence ou par téléphone.

- Prendre contact avec le représentant de la CRA en commission d'appel dès réception de la convocation de cette commission.
 

COMMUNICATION ENTRE ARBITRES ET OBSERVATEURS

CECI NE CONCERNE QUE LES ARBITRES DE LIGUE

Lors des remises postérieures au vendredi à 17 h, le club recevant en informe les officiels du match, observateurs inclus.

Afin de renforcer ce canal officiel, la CRA demande aux arbitres d'appeler l'observateur quand celui est programmé, afin de s'assurer qu'il a bien été destinataire de l'annonce de report.

Cette précaution, très utile, restera exceptionnelle, puisqu'elle ne concernera que les arbitres prévus en observation lors de rencontres finalement remises.

SANCTIONS DES RÉCIDIVISTES

Plusieurs observateurs signalent des récidives impunies, parfois quelques instants après un rappel à l'ordre ou un avertissement.

L'arbitre doit repérer et mémoriser les joueurs qui enfreignent les lois de manière répétée. Pour ce faire, les longs arrêts du jeu (ballon sorti en « 6 m », soins à un blessé) fournissent les occasions de se récapituler mentalement l'historique des joueurs fautifs et avertis.

Si un joueur déjà rappelé à l'ordre commet ensuite une infraction antisportive caractérisée (tacle imprudent, tirage de maillot…), ne pas l'avertir disqualifie l'intervention initiale et remet en cause la ligne disciplinaire qui avait été fixée.

Dans le même souci de cohérence et de lisibilité, l'utilisation du deuxième avertissement nécessite d'avoir en tête le premier. Cela demande plusieurs fois au cours de la rencontre de faire un point sur ce dossier avec soi-même.

FAUTES DE BRAS MANQUÉES

Plusieurs observateurs signalent l'oubli des fautes de bras (pousser, bousculer, tenir), notamment avant l'arrivée du ballon.

Les micro-fautes ne doivent certes pas être sanctionnées. Mais quand des fautes bien réelles sont systématiquement négligées, non seulement les décisions particulières sont erronées, mais la confiance des acteurs s'érode, le match se dégrade.

Ces oublis peuvent être réparés en visualisant les joueurs avant l'arrivée du ballon et en englobant tout le duel dans le champ de vision, en recherchant un angle de vue ouvert sur le duel, sans se focaliser sur les seules fautes de pied.


 

BALANCE ÉVIDENCE DES FAUTES / INTÉRÊT DE LA SANCTION TECHNIQUE

Plusieurs observateurs signalent des coups francs accordés pour des micro-fautes, à proximité de la surface adverse.

Ces décisions correspondent à des occasions prometteuses. La lisibilité de l'arbitrage exige que les fautes sanctionnées soient avérées, claires et non contestables. 

Un simple contact soumis à interprétation ne constitue pas une telle évidence.

Cette préconisation est renforcée lors des temps de jeu à sécuriser, dont les fins de périodes tendues : une décision majeure liée à un fait de jeu discutable est alors proscrite.


 

PLACEMENT SUR COUP FRANC OFFENSIF

Plusieurs observateurs signalent des placements axiaux, face aux buts, le dos tourné au ballon et / ou à l'assistant.

Or le stationnement dans l'axe du terrain, à proximité de la surface de réparation, est à proscrire. Il risque de gêner la construction du jeu ou des tirs.

L'arbitre choisira de se placer clairement à gauche, à proximité de sa diagonale. En fonction du placement des joueurs et de circonstances particulières, il pourra parfois se rapprocher d'un coup franc exécuté à droite.

Dans tous les cas, il veillera à se positionner rapidement après le positionnement du mur, et se mettra en mouvement dès la prise d'élan du tireur, afin de s'adapter à l'évolution des joueurs et du jeu.


 

RAPPEL A L'ORDRE

Plusieurs observateurs signalent des rappels à l'ordre trop nombreux ou brouillons.
Or la mise en œuvre de cette procédure disciplinaire répond à des principes de solennité et de lisibilité.
Sur le fond. Le recours abusif au rappel à l'ordre nuit à la protection des joueurs et dilue l'autorité de l'arbitre.

Sur la forme. Il ne s'agit pas d'engager une discussion. Le joueur concerné doit se trouver à une distance raisonnable et accorder de l'attention à l'arbitre.


 

RAPPEL A L'ORDRE D'UN ENTRAINEUR

Plusieurs observateurs signalent un manque d'emprise.

Un tel rappel à l'ordre doit être certes serein, prononcé d'une voix calme, en restant sur le terrain. 

Surtout il est hors de question de renvoyer en miroir l'éventuelle frustration ou colère du dirigeant.

Mais l'efficacité de l'intervention arbitrale nécessite une autorité et une maitrise perceptible, appuyées sur une communication verbale et une gestuelle ferme.


 

PLACEMENT SUR COUP DE PIED DE BUT

Plusieurs observateurs signalent un positionnement inadapté.
L'arbitre ajuste son placement en fonction de la longueur du dégagement, avec l'objectif de se trouver à la tombée, de façon à voir le profil de duels.

C'est ainsi qu'il est le mieux à même de repérer les poussées et les tenus.

Dans le prolongement de la ligne de surface de réparation de droite quand le ballon est posé à gauche des buts en les regardant.

Entre cette ligne et la ligne de touche quand le ballon est situé à droite.
Il se met en mouvement dès voire un peu avant le botté, afin d'ajuster son champ de vision.


 

COLLABORATION ABUSIVE

Plusieurs observateurs signalent des interventions contre-productives d'arbitres assistants.
Dans le jeu, ceux-ci sont sensés intervenir sur des fautes cachées à l'arbitre, et non sur tous les duels devant eux.
Ils jugent de la réalité de la faute, et ne la signale que si l'arbitre n'est pas lui-même en mesure de la repérer. Ils sont alors amenés à laisser un éventuel avantage.
Si la faute est repérable par le central et soumise à interprétation, le souci de cohérence technique impose aux assistants de laisser la main.
Enfin, ils appuieront visiblement un coup franc accordé par l'arbitre principal alors qu'ils se trouvent à proximité.


 

RÉSEAUX SOCIAUX

La CRA rappelle à ses arbitres, membres et observateurs leurs devoirs de réserve et de solidarité.
Tout commentaire désobligeant posté sur les réseaux sociaux, à propos de personnes ou de décisions, sera sanctionné par application du règlement intérieur de la commission.


 

CONTESTATIONS

Plusieurs observateurs ont noté une passivité fautive lors de contestations virulentes et répétées.

Il appartient certes à l'arbitre de distinguer des éléments de frustration, compréhensibles, de la véritable contestation.

Et faire la sourde oreille peut constituer une solution efficace, quand seul l'arbitre et le joueur sont concernés.

Mais se laisser critiquer d'une manière audible, visible, agressive et systématique, au prétexte que ces comportements sont devenus la règle, nuit à l'image de l'arbitre.

Pire : cela crée un sentiment d'impunité susceptible de dégénérer en conflit physique ou bagarre générale.

L'enjeu pour l'arbitre est de trouver une réaction proportionnelle à l'intensité de la contestation subi : Réagissez avec discernement ! 


 

INCONTOURNABLES

Plusieurs observateurs ont noté l'évitement des incontournables disciplinaires au motif du contexte. 

Un gardien, qui ceinture dans sa surface un attaquant disposant d'une occasion nette, doit être exclu dans tous les cas. 

Lorsque des arbitres, parce que l'équipe du gardien est déjà largement menée et que celui-ci s'était montré jusque-là d'une grande correction, se dispensent de la sanction disciplinaire, ils ne font pas preuve de « psychologie » ni de bienveillance, mais se placent au-dessus de la loi et nient son esprit. Il n'est pas ici question d'interprétation – comme lors d'un tacle imprudent ou dangereux – mais d'application pure et simple.


 

CORRECT !

Plusieurs observateurs ont noté une justification systématique des décisions de ne pas siffler. 

Lorsqu'ils estiment que le duel est régulier, de nombreux arbitres le signifient verbalement, dans l'intention louable d'expliquer leurs décisions et de prévenir les contestations. 

Si cet usage est utile dans des cas particuliers, dont les contacts main-ballon, son abus place l'arbitre en commentateur de lui-même et relève de l'auto-persuasion.


 

COUPS FRANCS LOINTAINS

Plusieurs observateurs ont noté une passivité fautive lors de l'exécution des coups francs offensifs à 30-40 m.

Ces coups francs  ne nécessitent généralement pas la mise en œuvre d'un mur, sauf symbolique. 

Par conséquent, les arbitres s'en occupent peu. Pourtant, on voit régulièrement un défenseur se positionner devant le ballon, pour permettre à ses partenaires de se replacer ou pour obliger le tireur à modifier son choix. 

Il est indispensable d'être vigilant dès le coup de sifflet sanctionnant la faute et d'intervenir verbalement, voire par une présence d'autorité. 

Si nécessaire, l'exécution d'un tel coup franc doit être retardée et organisée en début de match, de façon à obtenir par la suite des procédures propres.