12. mai, 2020

Collège de L1 : Jean-Michel Aulas sur la sellette

Tous les jours, le président de l'OL dénonce avec véhémence, dans une tournée médiatique ininterrompue, la précipitation de la Ligue. Il a été repris de volée, hier soir, sur la chaine L'Équipe, par Jean-Pierre Caillot, le président de Reims : « On a énormément entendu Jean-Michel Aulas ces dernières semaines. Je rappelle, à toutes fins utiles, que c'est une décision des pouvoirs publics. Toutes ces discussions sont pathétiques par rapport à ce qui se passe dans notre pays. »

En soutien, Laurent Nicollin, son collègue de Montpellier, enchaîne, sur un ton grave : « Il y a des gens qui meurent tous les jours. Quand on dit d'arrêter, on arrête. » Avant d'ajouter un peu plus tard, moquant le soutien d'Aulas à la volonté d'Amiens de jouer à 22 en L1 : « Il signe des pétitions pour jouer à 22, alors qu'il nous réclame de jouer à 18 depuis des années... »

Eyraud, le président de l'OM, a même prononcé le mot « impeachment »

Le message de ces deux-là représente bien l'avis général et l'agacement face au jusqu'au-boutisme du patron de l'OL. Certains voudraient même signifier encore plus fortement leur ras-le-bol lors du prochain collège des clubs de L1, prévu vendredi. L'idée d'un boycott de cette réunion est évoquée en signe de protestation par ceux qui ne souhaitent plus, dans ces conditions, être représentés par le patron de l'OL.

D'autres, encore plus extrémistes, évoquent même une volonté de destituer Aulas de son poste de président du collège de L1. Au cours de conversations, Jacques-Henri Eyraud, le très américanophile président de l'OM, a même prononcé le mot « impeachment », en référence à la procédure de destitution qui menace le président des États-Unis en cas de forfaiture.

Les prochains jours diront si cette fronde aboutit à un retrait d'Aulas, qui a été élu président du collège de L1 le 18 septembre dernier. À l'époque, il avait battu Bernard Caïazzo, son rival de l'AS Saint-Étienne, juste avant l'assemblée générale de la LFP qui avait voté l'arrêt de la Coupe de la Ligue. Caïazzo est, lui, président de Première Ligue, le syndicat des clubs de l'élite. Une cascade de structures qui crée certainement aussi une ébullition permanente...