10. mai, 2018

Haut-Doubs : bagarre générale en foot féminin

Une bagarre a éclaté entre les joueuses locales et leurs adversaires de Montbéliard, mardi sur le stade de La Rivière-Drugeon. Le match de foot a dû être interrompu et les gendarmes sont intervenus ...

« Du dégoût. » C’est le sentiment ressenti par Stéphane Courtet à l’issue de la rencontre de football qui s’est disputée ce mardi sur le stade de La Rivière-Drugeon. « Je n’ai rien dormi de la nuit, j’ai les larmes aux yeux rien que d’en parler. Ce n’est pas ça le foot, ce n’est pas ça le sport », martèle l’entraîneur. 48 heures après la bagarre générale entre deux équipes féminines de moins de 18 ans, l’incompréhension demeure toujours chez le coach local. « Je n’ai jamais fait face à de telles violences. »

Ce 8 mai sur la pelouse de La Rivière-Drugeon, un match à enjeu oppose les locaux du groupement des jeunes de l’Arche et l’ASC de Montbéliard : le quart de final de la coupe de Franche-Comté. « La rencontre était prévue à 15 h. Elles étaient en retard mais elles nous ont prévenus. Seulement, elles sont arrivées une heure après sans même une excuse », précise Stéphane Courtet.

Sitôt le coup d’envoi donné, les premières tensions apparaissent sur le terrain. « Une de nos joueuses qui partait seule au but a reçu un très gros tacle, c’était limite. » Sur son banc, le coach sent que le match peut s’envenimer. Il préfère avertir l’arbitre à la pause, alors que son équipe mène d’un but. « Je lui ai juste demandé d’être vigilant. »

Crachats, insultes et coups

À la reprise, les visiteuses parviennent à recoller au score, avant d’encaisser un second but. L’heure de jeu approche et le match s’apprête à basculer dans la violence. « Juste après le but, une fille adverse a fait une faute. Mes joueuses se sont plaintes de cet excès d’engagement. C’est à ce moment que l’une des Montbéliardaises est arrivée pour lui taper dessus. Suivie de la gardienne qui a traversé le terrain pour s’en mêler. »

Crachats, insultes et coups pleuvent sur la pelouse. « J’ai essayé de ramener mes filles au vestiaire. Elles pleuraient, elles étaient traumatisées. » Arrivés en renfort, les gendarmes ont essayé de contenir les joueuses. « Elles avaient la rage en elles. Elles ont cassé des vitres, je ne comprends vraiment pas », insiste Stéphane Courtet.

Du côté de l’ASC Montbéliard, le président désapprouve le comportement de ses joueuses tout en mettant en cause les spectateurs. « Je condamne le comportement de mes joueuses mais aussi des adultes. À partir du moment où l’on encaisse des insultes, ça finit forcément par déborder. Pour moi, ce sont les supporters qui ont allumé le feu. C’est des filles, des mineures. À force d’être insultées de tous les noms, elles ont fini par réagir », tente d’expliquer Omar Timjijt.

Un rapport a été transmis au district. Une commission va se réunir et procédera à des auditions en fonction de la gravité des faits, avec de possibles sanctions à la clé. Malgré l’arrêt du jeu à la 60eminute, c’est le club local qui devrait se voir remporter la victoire. Maigre consolation.