2. avr., 2018

ANTEUIL (25) - FAITS DIVERS: Le match de foot dégénère : les gendarmes interviennent et gazent

La rencontre de 3e division de district, samedi, entre le FC Clerval Anteuil et Trévillers a été arrêtée à la 78e minute, dans la pagaille. Les gendarmes sont intervenus et ont dû sortir la bombe lacrymogène.

Le foot, ses incidents et ses débordements récurrents… Samedi, le match opposant le FC Clerval Anteuil à Trévillers, programmé sur la pelouse d’Anteuil à 17 h et comptant pour le championnat de 3edivision de district, s’est achevé dans la confusion et de fumeuses conditions.

Pour une raison qui restera à déterminer, l’arbitre désigné par le district pour officier n’a pas fait le déplacement. C’est alors un membre du club visiteur, par ailleurs arbitre officiel, qui, d’un commun accord, a pris le sifflet.

« Ce qui s’est passé ensuite ? On s’est fait voler le match et la tension est montée. C’est le banc de touche adverse qui arbitrait en hurlant. Les cartons pleuvaient. L’arbitre a sifflé une énième faute imaginaire et là les joueurs se sont empoignés », tente d’expliquer Gilles Lambert, le président du FCCA, présent au bord de la pelouse.

Un début de bagarre qui a été écourté par l’intervention éclair des gendarmes. Ceux-ci n’étaient d’ailleurs pas dans le secteur par hasard. « À la 50e minute de jeu, devant la tournure que prenaient les événements, notre coach les a appelés », rapporte Jean-Louis Saulcy, le président de Trévillers, absent à Anteuil samedi. L’arbitre aurait été menacé de se « faire casser la g… », voire « de ne pas rentrer chez lui ».

Les militaires de Sancey ainsi que leurs collègues du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) de Montbéliard s’étaient postés à distance, pour observer. Ils ont constaté que la tension montait, notamment du côté de la buvette, mais ils sont soigneusement restés à l’écart tant que la situation restait dans une certaine normalité.

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Cannettes de verre en main, des spectateurs entrent sur le terrain

À la 78e minute donc, tandis que le score était de 3 buts à 2 en faveur des visiteurs, il y a eu ce coup de sifflet. Les joueurs en viennent aux mains et une dizaine de spectateurs envahissent la pelouse, munis pour certains, de cannettes de bière, en verre, dans la main.

Devant l’urgence de la situation, les gendarmes interviennent et sont contraints d’user de la bombe lacrymogène pour calmer les ardeurs. L’effet n’est pas complètement celui recherché puisque quelques « envahisseurs » se retournent alors contre les militaires. Une deuxième salve de lacrymogène a finalement raison de leurs velléités.

Fin du match mais certainement pas des ennuis. « Je ne veux pas en dire plus pour ne pas envenimer les choses. Je fais un courrier dès aujourd’hui (N.D.L.R. : lundi) qui part pour le district », précise encore Gilles Lambert avant d’avouer : « On ne donne pas une bonne image du foot à nos gamins ». Des gamins qui étaient au bord de la pelouse et qui ont assisté au triste spectacle donné par leurs aînés.

Jean-Louis Saulcy réfute la partialité de son arbitre : « Il a distribué sept cartons, dont trois pour des gars de chez nous. Certes, il a sorti un carton rouge dès la 18e minute mais c’était pour un coup de coude. Il ne faut pas rejeter la faute sur nous. Il est à signaler que les gendarmes ont dû raccompagner nos gars à leurs voitures ».

S’il n’a été procédé à aucune interpellation, le parquet de Besançon a été informé des faits et des suites judiciaires ne sont pas exclues. Il a notamment été remarqué que la buvette vendait des cannettes en verre, potentiellement dangereuses quand elles se retrouvent entre les mains d’énergumènes ivres de rage et d’autre chose.

Quant au district de football, il aura, lui aussi, à trancher sur ce nouvel épisode de violence.