9. janv., 2018

« La coupe ? Que du bonheur ! »

« La coupe ? Que du bonheur ! »

Il est la voix du CAP lors des matches à domicile. Mais hier, coupe de France oblige, Pascal Breitenstein était aussi le visage. Malgré un rôle très défini, l’homme a pris un pied fou à commenter cette rencontre inouïe.

Tendu, Pascal ? Juste un peu ! Pensez donc. Ce n’est pas tous les jours qu’un speaker va commenter un 1/32e de finale de coupe de France à Pontarlier. Comme les joueurs, comme le staff, il est le premier à le faire. Et rien que cela q changé tout pour lui. « D’habitude, j’arrive au match sans notes et je commente à l’instinct. Là, ça fait 15 jours que je me prépare, que je fais mes notes. Et j’ai peur de faire des erreurs. Ou de bégayer dans le micro. Ou les deux. Normalement, le public m’entend mais ne me vois pas. Là, je vais être devant 3.000 personnes, alors ça change tout ! », confie la voix du CAP depuis 5 ans maintenant. Pascal a potassé, révisé, répété… et à a impressionné tout son monde, à commencer par la déléguée du match qui lui a fait le compliment.

• « C’te kif ! »

Hier, le rôle de Pascal avait quelque peu changé. Coupe de France et la diffusion en direct ont fait que ses interventions étaient millimétrées, et lancées à la seconde près. « Je dois annoncer les sponsors de l’épreuve, mais pas les nôtres, mais surtout tester le public et faire monter la température au fur et à mesure qu’on approche du match ». Comme les supporters, il a commencé timidement, avant de vite être pris par la fièvre de l’événement. « La déléguée m’a rappelée à l’ordre. J’avais trop appuyé ma voix sur Junior Miranda… », se marre-t-il après coup. Personne ne lui en a tenu rigueur, ici…

En plus, il a eu droit à du rab. Les prolongations. Puis les penalties. Et même si la fin est aussi triste que les Capistes ont été héroïques, Pascal ne regrette rien. « C’te kif ! La coupe, ce n’est que du bonheur ! », résumait l’homme qui tient à remercier le club de lui avoir fait confiance. Car cette rencontre, comme celles de cette saison, il a bien failli ne jamais les commenter. « Je suis arbitre et parfois, ça fait sauter des dates quand je reste commenter. J’avais pensé arrêter cette saison, mais ils ont insisté pour que je continue. Du coup, je me suis mis en disponibilité les samedis ». Ça doit s’appeler la providence…