19. mars, 2017

Texte écrit par Claude Ravier, lu lors des obsèques de Laurent

LAURENT

Toi l'homme combatif et obstiné, la maladie a quand même réussi à t'emporter.

 Aujourd'hui la famille du football et de l'arbitrage a perdu l'un de ses piliers.

 Pour nous les arbitres, c'est un personnage qui vient de quitter le terrain.

 Mais pour la première fois, tu l'as quitté sans avoir toi-même donné le coup de sifflet final.

 Car pour toi, le match n'était pas terminé.

 Et si, parmi tous tes amis aujourd'hui, peu le savent, tu étais sans doute, et malgré ton jeune âge, le plus ancien en  activité puisque tu as débuté l'arbitrage en 1978.

 38 ans à arpenter les terrains de ta Loire Atlantique natale à la Franche-Comté !! un seul mot : RESPECT !!!! ..... comme on le dit aujourd'hui.

 Plus que cette longévité, nous le savons tous : tu étais un excellent arbitre, reconnu de  tous les acteurs : joueurs, éducateurs, dirigeants spectateurs.

 En effet, au-delà de tes aptitudes reconnues sur la technique d'arbitrage qui t'a permis de rapidement gravir les échelons et d'officier en ligue, chacun retient de toi de vrais qualités d'homme : derrière une autorité naturelle reconnue, tu privilégiais le contact direct.

 Tu connaissais le nom et le prénom de tous les joueurs et dirigeants chaque dimanche, afin de mener ton match dans un dialogue permanent avec eux et pour instaurer un climat de confiance mutuelle. 

Tout cela sans jamais te départir de tes obligations : rester droit et ferme même dans l'adversité d'un match tendu et difficile, et représenter la fonction avec responsabilité, impartialité et honnêteté.

 Et puis derrière ton caractère affirmé, tu cachais un cœur énorme : c'est la passion pour le football mais surtout pour les autres qui a guidé ta fonction et ton action bénévole et désintéressé sur et en dehors des terrains : servir les autres avec humilité et leur consacrer beaucoup de temps : dans l'arbitrage mais aussi au sein de ton cher club de La Jeanne d'Arc de Myon, dont tu as été secrétaire et président, mais aussi dans les instances et commissions du district dont tu étais élu depuis de longues années.

 Enfin, nous arbitres, n'oublierons pas non plus ton combat pour faire reconnaître et avancer l'arbitrage dans le football : amicaliste de la première heure, tu t'es énormément investi dans la lutte contre la violence et pour faire avancer le statut de l'arbitre sous toutes ses formes.

 Alors, certes aujourd'hui, cher LAURENT, nous ne pourrons plus te rencontrer sur les terrains. Mais avec une telle emprunte et même si ton humilité risque d'en prendre un coup, accorde nous de penser que tu vas continuer à accompagner chacun de nous sur les terrains du Doubs.

 Nous nous associons à la peine de ta famille et notamment de ta maman Agnès, de ton épouse Colette et de tes fils Emeric, qui fut un très bon jeune arbitre et Xavier.

 MERCI POUR TOUT LAURENT NOUS NE T'OUBLIERONS PAS.

 Tes copains arbitres.