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14. juin, 2020

Des ouvriers n'ont pas été payés depuis plusieurs mois, dénonce Amnesty International 

L'ONG Amnesty International a révélé mercredi que les ouvriers oeuvrant sur le chantier du grand stade Al-Bayt n'avaient pas été payés - ou seulement partiellement - depuis sept mois.

Selon l'ONG Amnesty International, des ouvriers travaillant sur le chantier d'un stade de la Coupe du monde 2022, qui se déroulera au Qatar, n'ont pas été payés depuis plusieurs mois, ou seulement partiellement, alors que l'émirat est régulièrement critiqué pour les conditions de travail de cette main-d'oeuvre immigrée.

Parmi eux, une centaine de travailleurs de l'entreprise Qatar Meta Coats (QMC)oeuvrant sur le grand stade Al-Bayt, emblème de la culture bédouine locale avec son architecture en forme de tente, n'ont pas perçu des salaires sur une période de sept mois, selon un rapport d'Amnesty publié mercredi. Certains ont finalement reçu une paie partielle le 7 juin, d'après la même source.

« Chaque jour, nous leur demandons, mais ils nous disent qu'ils manquent d'argent »

Un ouvrier interrogé par Amnesty

 

Dans son rapport, l'ONG de défense des droits humains affirme que « les problèmes rencontrés par les travailleurs de QMC étaient bien connus du ministère du travail du Qatar et de l'organisme chargé d'organiser la Coupe du monde de football du pays depuis près d'un an ». Et que « l'indemnisation n'a commencé qu'après qu'Amnesty a révélé les résultats de son enquête ».

Les ouvriers venus d'Asie et d'Afrique ont confié à l'ONG que l'ensemble de la main-d'oeuvre de QMC sur le site d'Al-Bayt, enceinte qui pourra accueillir 60 000 personnes, était concerné, soit une centaine de travailleurs. « Chaque jour, nous leur demandons, mais ils nous disent qu'ils manquent d'argent », a confié à Amnesty l'un des travailleurs.

L'efficacité des mesures de protection sociales mise en doute par les ONG

Dans une lettre adressée à l'ONG, les organisateurs qataris du Mondial 2022 ont confirmé avoir été informés du non-versement de salaires en juillet 2019. « Depuis lors, nous nous sommes efforcés de trouver une solution », assurent-ils. En difficulté financière, QMC a été interdite de travailler sur les projets de la Coupe du monde et a été vendue à de nouveaux propriétaires, selon les organisateurs.

Les autorités qatariennes ont pris de nombreuses mesures de protection sociales pour protéger les travailleurs mais leur efficacité sur le terrain a été mise en doute par les ONG. De rares grèves de travailleurs ainsi que l'attention des médias internationaux ont conduit le riche État gazier à intervenir à plusieurs reprises, versant les salaires lui-même et engageant des poursuites contre les entreprises contrevenantes


 

30. mai, 2020

Roxana Maracineanu, dans une interview accordée à l’Alsace, vendredi, a de nouveau répondu à Jean-Michel Aulas, qui ne semble pas décidé à abandonner le combat pour reprendre le Championnat et souhaite désormais l’organisation d’une AG extraordinaire pour permettre la reprise de la Ligue 1.

« Je lui ai fait une réponse à l'un des nombreux courriers qu'il m'a envoyés, où je lui ai réexpliqué comment fonctionnaient l'État, la Fédération et la Ligue, et les rapports des uns avec les autres », a d'abord expliqué Roxana Maracineanu, avant d'ironiser : « Dans ce contexte, ses propos sont très repris. Que voulez-vous que je vous dise ? Les salles de cinéma vont rouvrir bientôt. Si M. Aulas a différents scénarios à proposer, je l'invite à en faire un film et à le proposer en salle puisqu'il y aura du public. »


 

14. mai, 2020

A VOIR ABSOLUMENT

La période liée au Covid-19 nous a obligé l'annulation de nos Rendez-Vous mensuels.

 

Pour pallier à ce manque, Éric Louvrier nous présente ses vidéos en remplacement de nos réunions.

BRAVO et MERCI Éric👍

Pour y accéder, ouvrez ce lien


 

14. mai, 2020

Jean-Michel Aulas (OL) a écrit aux parlementaires pour obtenir du soutien. 

Selon « Le Parisien », Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, a écrit aux parlementaires pour obtenir du soutien dans son combat acharné pour remettre en cause la décision de la LFP d'arrêter définitivement la saison de Ligue 1.

Selon Le Parisien, le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, a adressé un long courrier aux parlementaires français en début de semaine. Il souhaite ardemment obtenir le soutien d'une partie des députés et des sénateurs, car il s'oppose avec véhémence à la décision de la LFP de mettre fin à la saison 2019/2020 de L1 et L2 et d'entériner un classement où son club est septième, donc hors des places européennes.

Aulas s'en prend au gouvernement

Aulas s'en prend notamment au gouvernement, surtout à sa ministre des sports, Roxana Maracineanu : « (Elle) a expliqué que sa prise de position était basée sur la proposition qui lui avait été transmise : une saison qui devait se finir au 3 août, à cause des dates imposées par l'UEFA. Or, je peux vous confirmer qu'il n'y a jamais eu de date du 3 août imposée par l'UEFA. Si l'UEFA avait initialement indiqué la date du 3 août, l'instance européenne a précisé très rapidement que les Fédérations qui ne pourraient pas finir dans ces délais ou ne seraient pas en mesure de reprendre la saison, devraient écrire pour donner des explications. Leur cas serait ensuite étudié, sans qu'il soit question de sanctions.

L'UEFA a confirmé depuis qu'il était possible de finir le Championnat courant août ou début septembre et elle a donné un certain nombre de consignes : ne pas se précipiter pour décider et faire jouer le mérite sportif jusqu'au bout. Pour preuve, actuellement nous discutons sur le calendrier des finales de la Coupe de France et de la Coupe de La Ligue (finales pouvant donner lieu à des qualifications aux compétitions européennes) qui se dérouleraient début août (au-delà du 3). » 

« La perte pour le Championnat pourrait être de 700 à 900 M€ » a écrit Jean-Michel Aulas, dans sa lettre aux parlementaires.

Puis il rappelle ses différents scénarios de reprise (notamment son idée des play-off où l'idée de Jean Pierre Rivière, président de Nice, de faire glisser les Championnats sur l'année civile) et s'appuie évidemment sur le fait que dans les quatre autres grands Championnats européens, la reprise de la saison en cours n'est pas écartée, (étant même effective dès ce week-end en Bundesliga), pour marteler que la France s'est précipitée.

Il développe ensuite les conséquences économiques de cet arrêt : « La perte pour le Championnat professionnel français, si on maintient notre position strictement française, pourrait être au 30 juin de 700 à 900 M€. En jouant à huis clos nous pourrions limiter la casse entre 350 et 500 M€ C'est une catastrophe économique et le foot français n'est pas sûr de se remettre de cet arrêt prématuré. L'État français a accordé un PGE (Prêt garanti par l'État) de 224,5 M€ à la Ligue. C'est formidable, comme le fait que l'État ait accordé un chômage partiel pour les sportifs. L'État doit être remercié pour ces dispositions. Mais c'est un prêt et il faudra le rembourser. Je ne sais pas si tous les clubs vont pouvoir s'en remettre. »


 

13. mai, 2020

Voilà une affaire dont la FIFA se serait bien passée. Pablo Silva et Haine Allemagne, les créateurs du spray utilisé par les arbitres sur les situations de coup-franc, ont saisi la justice contre l'instance dirigeante du football international. Selon AS, les deux hommes accusent la FIFA d'utiliser le spray sans leur consentement et d'avoir violé leur brevet. Le procès a été déposé devant un tribunal brésilien il y a quatre ans et la décision de la justice devrait être rendue dans les prochains jours.
 Pablo Silva et Haine Allemagne demandent 40 M€ de dommages et intérêts alors que Gianni Infantino, patron de la FIFA, encourt un à quatre ans d'emprisonnement. 
« Nous attendons la décision de première instance sur le fond. Nous allons exiger que Gianni Infantino et tous ceux qui y sont liés aillent en prison, en plus de la saisie des avoirs et des comptes », a expliqué Pablo Silva au quotidien espagnol. 

Alors que l'utilisation du spray avait été interdite par un juge brésilien, la FIFA n'y a pas prêté attention et a continué de l'utiliser, sous une autre marque. Affaire à suivre.